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Arcachon

22/05/2006 - Lu 17720 fois
Arcachon, station balnéaire au bord du bassin d’Arcachon, est née de l’air marin, des senteurs des pins, du train et du trait de génie de financiers du siècle dernier : les frères Pereire.
Dès le Printemps 1862, avenues et allées sont tracées, casino et villas sortent de sable.

La naissance d’Arcachon est liée à l’apparition de la mode des bains de mer sous la Restauration. Cet engouement pour le bain doit autant à la mode et aux loisirs qu’à des impératifs médicaux. Et c’est à une dynastie de médecins, précurseurs de la climatothérapie et de la thalassothérapie d’aujourd’hui, que la station doit ses premiers succès.

Les structures d’accueil se réduisent alors à quelques cabanes de résiniers en location, quand un navigateur normand le Capitaine François Legallais ouvre en août 1823 le premier hôtel-établissement de bains de la région.

La vogue des bains de mer attire ici une « colonie étrangère » d’altesses et de célébrités, têtes couronnées, grandes familles, hommes de lettres et artistes lyriques. Le front de mer, sur près de trois kilomètres, voit se bâtir chalets et villas préfigurant ainsi la ville d’Eté . C’est le début de l’essor d’Arcachon.

Le 2 Mai 1857, Arcachon est érigée en commune par décret impérial de Napoléon III. C’est à cette même date que la ligne de chemin de fer entre Bordeaux et La Teste est prolongée jusqu’à Arcachon. Afin de rentabiliser cet investissement, les Frères Péreire, Emile et Isaac (riches banquiers et principaux actionnaires de la Compagnie des Chemins de Fer du Midi) achètent pour leur compte et celui de la Compagnie, 96 ha de terrains forestiers et créent la ville d’Hiver. Dès le printemps 1862, avenues et rues sont tracées, casino et villas sortent de sable. Des villas cossues de tout style apparaissent dans un dédale de petites «allées courbes brise-vent ». La ville d’Hiver est inscrite à l’inventaire des monuments historiques depuis 1985.

En 1858, la nouvelle municipalité arcachonnaise légifère : les bains de mer doivent être pris habillés, du cou aux talons, s’il vous plait !

En 1863, le court séjour de Napoléon III et ses retombées médiatiques place Arcachon au rang des grandes stations climatiques.

Les bains de mer, la ville d’Hiver et le chemin de fer ont fait le bonheur d’Arcachon et de ses visiteurs. En 1926 Arcachon est classée station balnéaire.

LA PLAGE D’ARCACHON

Longeant les boulevards promenades du front de mer la plage d’Arcachon s’étend sur quelques 800 mètres. Flanquée de deux jetées Thiers et Eyrac, elle est le point de départ de nombreuses excursions en bateau. Déjà célèbre au XIXe , la plage d’Arcachon bénéficie d’une implantation en centre ville à proximité des commerces et des restaurants du front de mer. En saison, elle est aussi le terrain de jeu du beach volley.

Plage surveillée de la mi-juin à la mi-septembre

Aménagement :
- douche et points d’eau
- locations tentes et parasols

Le port de plaisance

Seul Port en eau profonde du bassin d'Arcachon, il est le second Port de Plaisance de la côte Ouest de la France après celui de la Rochelle. Il offre à ses plaisanciers 2600 anneaux (dont 250 sont réservés aux passagers) sur une superficie du plan d'eau de 21 ha. Les postes sont répartis sur 28 pontons équipés de distribution d'eau et d'éclairage, et pour certains d'entre eux de bornes de distribution d'énergie électrique.

Théâtre de nombreuses manifestations nautiques grâce à l'aide et au dynamisme des différents Clubs Nautiques et de la Municipalité (s'y sont déroulés, une étape du Tour de France à la Voile, les Caps d'Argent, la Catway's Cup, les 18 heures d'Arcachon, les fêtes de la mer…). Arcachon fut également la ville départ de la course Arcachon Gijon, dite Cantaquitaine, et de la course du Figaro.

Arcachon est aussi le Port d'attache d'Yves Parlier, skipper d'Aquitaine Innovation après avoir été celui de Titouan Lamazou et Raphaël Dinelli.

La ville d'Hiver

Parvenant à acquérir 400 hectares de forêt domaniale sur la « montagne » (la dune) d'Arcachon pour y créer « une ville nouvelle », Emile Pereire secondé par son frère Isaac, réalisera une fructueuse opération immobilière.

Dans cette forêt, achetée en partie par la Compagnie des Chemins de Fer du Midi, en partie par lui-même, il y fit construire des « chalets » destinés « aux malades de la poitrine ». La ville d'hiver fut crée en 1862.